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L’EBA prépare le nouveau cadre du SREP en cohérence avec le package CRR2/CRDV[:en]EBA prepares the new SREP framework in line with the CRR2 /CRDV package[:]

1. Une révision du cadre du SREP en cohérence avec le package CRR2/CRDV

La guideline s’adresse aux autorités compétentes. Elle vise à promouvoir des procédures et des méthodologies communes pour le processus de surveillance et d’évaluation prudentielle (SREP). Ce processus de surveillance continue rassemble les conclusions de toutes les activités de surveillance dans une vue d’ensemble complète de la banque. La guideline vise également à mettre en place  une convergence des pratiques suivies par les autorités compétentes dans le cadre de stress tests prudentiels dans l’ensemble de l’UE.

Dans ce contexte, la révision du cadre du  SREP est effectuée afin de mettre en œuvre les changements apportés par le package CRR2/CDRV.  Les principaux amendements sont les suivants :

  • La catégorisation des institutions et les exigences minimales en matière d’audit par les autorités de supervision ont été révisées afin de refléter de mieux refléter le principe de proportionnalité. Ce dernier permet de distinguer le traitement appliqué aux petites et non complexes et aux grandes institutions.
  • L’évaluation du risque de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme a été intégrée dans l’ensemble du texte.
  • Les dispositions relatives aux P2R et P2G ont été revues en conformément à la CRDV afin de veiller à ce qu’ils reflètent une perspective purement micro prudentielle.
  • L’introduction des exigences de fonds propres basées sur le ratio de levier distinctes des autres exigences de fonds propres. Elles sont matérialisées par des exigences spécifiques P2R-LR et P2G-LR pour faire face au risque de levier excessif.
  • Les exigences relatives à l’appréciation du risque de taux d’intérêt dans le portefeuille bancaire ainsi que l’évaluation de L’ILAAP ont été ajustées pour s’aligner sur le cadre réglementaire actuel.

En outre, l’EBA a identifié un certain nombre de meilleures pratiques de surveillance qui ont été jugées appropriées pour améliorer l’ensemble du processus SREP et, en tant que tels, ont été inclus dans cette version révisée de la guideline. Il s’agit notamment des aspects suivants :

  • Application du principe de proportionnalité.
  • Prise en compte le risque de LAB/FT au sein du SREP.
  • Évaluation de la gouvernance interne.
  • Évaluation des risques sur le capital (risque de crédit, risque opérationnel, risque de marché et IRRBB).
  • Détermination du P2R pour les risques autres que le risque de levier excessif.
  • Évaluation du risque de levier excessif et détermination des exigences du P2R-LR pour faire face à ce risque.
  • Évaluation du risque de liquidité et de financement et application des mesures de surveillance associées.
  • Communication et justification des exigences P2R.
  • Méthodologie de mise en place du P2G.

2.  Application du principe de proportionnalité

L’application du principe de proportionnalité dans le SREP est motivée par la catégorisation des banques et les exigences minimales en matière d’audit par les autorités de supervision, c’est-à-dire les fréquences minimales de missions d’audit des superviseurs avec les banques. Les révisions de ces éléments visent à permettre une approche plus proportionnée en vue de l’évaluation et l’allocation appropriée des ressources de surveillance. La flexibilité accordée aux contrôleurs dans l’affectation des banques aux catégories permet à la surveillance de se concentrer sur les institutions importantes, compte tenu à la fois de leur taille et de leur profil de risque.

De plus, les critères de catégorisation intègrent les définitions des institutions petites et non complexes et des grandes institutions, comme indiqué dans la CRR2  afin d’assurer la cohérence des champs d’application de la proportionnalité entre les différents piliers.

3.  Évaluation du risque de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme

La guideline fournit des précisions sur la manière de prendre en compte la lutte contre le blanchiment d’argent et lutte contre le financement du terrorisme aspects liés à la LAB/FT dans le SREP.

Ces précisions sont importantes compte tenu du fait que l’absence de dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LAB/FT) peut avoir des effets néfastes sur la solidité financière de ces institutions, l’intégrité du marché intérieur et la stabilité financière dans son ensemble.

Par conséquent, les contrôleurs prudentiels doivent prendre en considération, dans la mesure des informations disponibles, les risques de LAB/FT au sein du SREP et coopérer avec les autorités chargées de veiller au respect des exigences de LAB/FT.

Les institutions doivent avoir des politiques, des contrôles et des procédures pour atténuer et gérer efficacement les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Par conséquent, les contrôleurs LAB/FT sont chargés de la surveillance de la conformité des banques à ces exigences. En outre, les contrôleurs LAB/FT sont également tenus d’effectuer leurs propres activités d’évaluations des risques LAB/FT du secteur bancaire ainsi que des institutions individuelles au sein du secteur bancaire.

Les autorités prudentielles compétentes sont chargées, au sein du SREP, d’examiner les dispositions, stratégies, processus et mécanismes mis en œuvre par les banques  et évaluer, entre autres, les risques auxquels l’institution est /ou pourrait être exposée.

Sans doublonner les missions avec celles des superviseurs LAB/FT, les autorités prudentielles doivent également prendre en compte les informations concernant le risque de LAB/FT et d’autres données pertinentes reçues des autorités de contrôle de LAB/FT dans la mesure où elles affectent le respect des exigences définies dans le package CRR2/CRDV.

Les manquements aux exigences de gouvernance, découvertes par les autorités prudentielles compétentes, peuvent impliquer également des lacunes dans les politiques, contrôles et procédures de LAB/FT, qui peuvent être pertinentes pour la supervision LAB/FT et donc la coopération entre les superviseurs LAB/FT et les superviseurs prudentiels est cruciale

Le SREP est donc un exemple où les informations provenant de la surveillance de la LAB/FT peuvent également être bénéfiques pour superviseurs prudentiels et inversement.

Par conséquent,  les conclusions des inspections menées par les autorités de surveillance de la LAB/FT doivent être intégrées au SREP, lorsqu’ils se rapportent à des exigences évaluées par les autorités compétentes  du package CRR2/CRDV.

Dans l’intervalle, lorsque l’évaluation SREP de modèles commerciaux, risque opérationnel, risque de crédit, liquidité et financement et gouvernance interne et les contrôles à l’échelle de la banque révèlent des informations relatives à l’exposition des banques au risque de LAB/FT, les informations pertinentes doivent être partagées avec les autorités de surveillance de la LAB/FT. Ceci inclut l’imposition de mesures de surveillance ou de sanctions en matière de LAB/FT.

En outre, les autorités compétentes doivent notifier à l’EBA et aux autorités de contrôle de LAB/FT concernées lorsque leur contrôle prudentiel, donne aux autorités compétentes des motifs raisonnables de soupçonner que, dans le cadre de cette institution :

  • Le blanchiment de capitaux ou le financement du terrorisme est ou a été commis ou tenté.
  • Ou il y a un risque accru à cet égard.

En cas d’augmentation potentielle du risque de blanchiment d’argent ou de financement du terrorisme, les autorités compétentes et les superviseurs de LAB/FT doivent se concerter et notifier immédiatement leur évaluation commune à l’EBA.

4.  Évaluation de la gouvernance interne

Dans le cadre de l’évaluation globale, les autorités compétentes doivent déterminer si le cadre de gouvernance d’une institution est suffisamment adéquat compte tenu de sa nature et de sa complexité.

Dans ce contexte, l’objectif de la  guideline est d’aligner les critères d’évaluation de la gouvernance avec les exigences énoncées dans la CRDV, les guidelines EBA  sur la gouvernance interne, la rémunération, les accords d’externalisation, l’évaluation de l’adéquation des membres de l’organe de direction, l’adéquation des titulaires de fonctions clés et les obligations de publication financières.

Les autorités compétentes doivent prendre en considération lors de l’examen du cadre de gouvernance interne des institutions, de nouveaux aspects clés tels que la politique de diversité, la politique de non-discrimination (y compris la neutralité de genre) et le code de conduite.

Afin de mieux définir l’étendue des contrôles, la guideline a également été modifiée afin de garantir que les autorités compétentes, incluent dans l’évaluation du processus d’approbation des nouveaux produits, les changements importants apportés aux produits, aux systèmes et aux processus.

5.  Les évolutions du cadre de réalisation des stress tests

Des changements importants sont intervenus en ce qui concerne les attentes prudentielles sur le cadre des stress tests des banques, notamment avec l’introduction de la guideline révisée de l’EBA sur les stress tests des banques.

La présente guideline vise à fournir des éclaircissements supplémentaires sur des questions telles que la proportionnalité et l’évaluation de l’adéquation des programmes de stress tests, leurs scénarios et hypothèses. De plus, le texte a été rationalisé afin d’éviter les répétitions et les chevauchements avec d’autres guidelines existantes.

6.  Le cadre d’évaluation des risques pour le capital

En ce qui concerne les risques pour le capital, la guideline du SREP a été modifiée pour inclure les évolutions réglementaires récentes. En outre, pour faciliter l’évaluation par les autorités de contrôle des risques pour les banques, le périmètre de chaque catégorie de risque a été clairement défini en fournissant des précisions sur les sous-catégories de risques à prendre en compte et les tableaux guidant la notation des risques ont été mis à jour pour toutes les catégories de risque afin d’introduire des précisions supplémentaires pour les scores 3 et 4.

6.1.   Le cadre d’évaluation du risque de crédit

Le cadre d’évaluation du risque de crédit, a été adapté afin de prendre en compte les attentes énoncées dans les guidelines sur la politique d’octroi de crédit et sur la gestion du stock de créances non performantes.

Il était important de clarifier l’interaction entre le SREP et les dispositions figurant dans ces guidelines afin de garantir la cohérence globale.

6.2.   Le cadre d’évaluation du risque opérationnel

Les attentes  sur le risque opérationnel ont été mises à jour pour identifier les critères d’évaluation appropriés tout en tenant compte des derniers développements réglementaires clés découlant des guidelines sur la gestion des risques liés aux Technologie  de l’information et de la communication et à la sécurité informatique.

6.3.   Le cadre d’évaluation du  risque de taux dans le portefeuille bancaire

Les attentes sur le risque de taux dans le portefeuille bancaire incluent désormais, le risque de spread de crédit dans le portefeuille bancaire (CSRBB). Ce dernier a été identifié comme une catégorie de risque distincte que les autorités compétentes doivent prendre en compte tout en effectuant leur évaluation.

La guideline du SREP intègre entre autres l’opportunité accordée aux banques d’utiliser des méthodologies standardisées pour calculer l’impact sur la marge nette d’intérêts et sur la valeur économique des fonds propres résultant d’une variation des taux d’intérêt.

7.  Évaluation du risque de liquidité et de financement

Des clarifications et des références aux dispositions légales pertinentes sur le LCR et le NSFR ont été ajoutées. En outre, afin de faciliter le travail des autorités compétentes, des attentes plus claires vis-à-vis du cadre de gestion du risque de liquidité et de financement des banques ont été définies en fonction de  leurs limites internes sur :

  • La concentration des actifs liquides.
  • Les asymétries de devises.
  • La concentration des échéances de sortie de flux.
  • La concentration des financements.

8.  Détermination des exigences de P2R

Étant donné qu’une banque peut faire face à des risques qui ne sont pas couverts ou qui ne sont pas entièrement couverts par les exigences de fonds définis dans le ratio de solvabilité, la guideline du SREP inclut désormais des précisions sur la détermination de la quantité et la composition du P2R nécessaire pour couvrir ces risques.

La présente guideline vise à s’aligner sur les exigences  de la CRDV. Cela inclut l’exigence selon laquelle des exigences de P2R  doivent être spécifiques à l’institution dans une logique micro prudentielle sans prise en compte de facteurs macro prudentiels.  La CRDV exige également que la composition minimale du capital soit définie avec la possibilité d’exiger une qualité supérieure de capital dans certaines circonstances propres à la banque.

La guideline apporte également des éclaircissements sur l’application de l’approche par les  risques dans la détermination du P2R, sur l’utilisation de l’ICAAP dans l’identification et l’évaluation des risques, ainsi que dans la quantification du P2R.

Il s’agira notamment de garantir que l’ICAAP soit reconnu comme un outil important de gestion des risques pour les banques. Ce dernier doit toujours pris en compte au moins dans l’identification et l’évaluation des risques. Toutefois, les calculs ICAAP présentés par les banques ne constituent pas toujours une base suffisamment fiable pour déterminer le P2R. Ainsi, les autorités compétentes doivent tenir compte de la cohérence des résultats entre les banques (benchmark), en utilisant des références prudentielles pertinentes et d’autres informations disponibles.

9.  Évaluation du risque de levier excessif

Compte tenu de l’entrée en vigueur de l’exigence relative au ratio de levier du pilier 1 et de la séparation claire entre le ratio de levier et le ratio de solvabilité fondé sur les risques, les autorités compétentes sont censées évaluer le risque posé par l’effet de levier sur les fonds propres de la banque séparément des autres types de risque. La guideline vise à définir les critères sur lesquels les autorités compétentes doivent fonder leur évaluation.

De plus, pour favoriser la comparabilité et des règles du jeu équitables entre les banques, ainsi que pour faciliter l’évaluation des superviseurs, des précisions sur la détermination du niveau et de la composition des fonds propres supplémentaires pour faire face au risque de levier excessif ont été incluses. Dans ce contexte, il était particulièrement important de clarifier le traitement des expositions exclues du calcul du ratio de levier.

Le but des précisions apportées par cette guideline est  d’éviter le basculement total des exclusions accordées par la CRR2 vers  le pilier 2. En même temps, il s’agira de veiller à ce que les risques importants de chaque banque soient traités de manière adéquate par les fonds propres.

La guideline introduit ainsi les notions de P2R-LR et P2G-LR qui sont respectivement les exigences supplémentaires de fonds propres  et les recommandations supplémentaires de fonds propres au titre du levier excessif spécifiquement.

10.  Communication des exigences P2R

La CRDV  prévoit des exigences étendues en ce qui concerne la responsabilité des superviseurs en termes de justification de leurs décisions concernant la quantité et la composition du P2R. Il a donc été nécessaire d’apporter des clarifications concernant la portée de la communication nécessaire sur les résultats du SREP aux banques.

La  décision concernant la quantité et la qualité des instruments de fonds propres ainsi que les justifications connexes doivent être fournis séparément pour le P2R-LR et pour le P2R fondé sur les risques autres que le risque de levier excessif.

11.  Méthodologie de mise en place du P2G

La méthodologie de définition de P2G a été modifiée pour l’aligner à la CRDV. La guideline  vise à assurer une plus grande cohérence des pratiques de surveillance en identifiant un certain nombre de facteurs qui doivent être pris en considération lors de la définition du P2G. Les autorités compétentes pourront classer les banques dans plusieurs catégories comportant différents niveaux P2G en fonction des résultats du scénario défavorable des stress tests pris en compte. De cette façon, les erreurs d’estimation du P2G pourront être évitées.

De même, une flexibilité est accordée aux autorités compétentes qui pourront appliquer certains ajustements pour refléter à la fois les limites des stress tests et les circonstances spécifiques des institutions individuelles.

Enfin, il était également nécessaire d’introduire une détermination distincte de P2G-LR sur le ratio de levier afin de s’aligner sur les exigences introduites dans la CRDV.

12.  Références

https://www.eba.europa.eu/sites/default/documents/files/document_library/Publications/Consultations/2021/Consultation%20on%20revised%20draft%20Guidelines%20on%20common%20procedures%20and%20methodologies%20for%20the%20supervisory%20review%20and%20evaluation%20process%20%28SREP%29%20and%20supervisory%20stress%20testing/1015893/Consultation%20Paper%20on%20Revised%20SREP%20Guidelines.pdf

Abréviations et Glossaire

EBA: European Banking Authority

SREP: Supervisory Review Evaluation Process

P2R: Pillar 2 requierement

P2G: Pillar 2 Guidance[:en]

1.  A revision of the SREP framework in line with the CRR2/CRDV package

The guideline is addressed to competent authorities. It aims to promote common procedures and methodologies for the Supervisory Review and Evaluation Process (SREP). This ongoing supervisory process brings together the findings of all supervisory activities into a comprehensive overview of the bank. The guideline also aims to achieve convergence of supervisory stress testing practices across the EU.

In this context, the SREP framework is being revised in order to implement the changes brought by the CRR2/CDRV package.  The main amendments are the following:

  • The categorization of institutions and the application of the minimum commitment model have been revised to reflect the new definitions of small and non-complex and large institutions to better reflect the proportionality principle.
  • The assessment of the risk of money laundering and terrorist financing has been integrated throughout the text.
  • The P2R and P2G provisions have been reviewed in line with the CRDV to ensure that they reflect a purely micro-prudential perspective.
  • Introduction of the capital requirements based on the leverage ratio separate from other capital requirements. They are embodied in specific requirements P2R-LR and P2G-LR to address excessive leverage risk.
  • The requirements for the assessment of interest rate risk in the banking book as well as the ILAAP assessment have been adjusted to align with the current regulatory framework.

In addition, EBA has identified a number of supervisory best practices that were considered appropriate to improve the overall SREP process and, as such, have been included in this revised version of the Guideline. These include the following aspects:

  • Application of the principle of proportionality.
  • Consideration of AML/CFT risk within the SREP.
  • Evaluation of internal governance.
  • Capital risk assessment (credit risk, operational risk, market risk and IRRBB)
  • Determination of P2R for risks other than excessive leverage risk.
  • Assessment of excessive leverage risk and determination of P2R-LR requirements to address this risk.
  • Assessment of liquidity and funding risk and application of associated monitoring measures.
  • Communication and justification of P2R .
  • P2G implementation methodology.

2.  Application of the principle of proportionality

The application of the proportionality principle in the SREP is driven by the categorization of banks and the minimum audit engagement model, i.e. the minimum frequencies of supervisory audit engagements with banks. The revisions to these elements are intended to allow a more proportionate approach to the assessment and appropriate allocation of supervisory resources. The flexibility given to supervisors in assigning banks to categories allows supervision to focus on important institutions, taking into account both their size and their risk profile.

In addition, the categorization criteria incorporate the definitions of small and non-complex institutions and large institutions, as set out in CRR2, to ensure consistency in the scope of proportionality across the pillars.

3.  Money laundering and terrorist financing risk assessment

The guideline provides details on how to take into account AML/CFT aspects in the SREP.

This is important aspect to be considered, given that the absence of AML/CFT arrangements can have adverse effects on the financial soundness of these institutions, the integrity of the internal market and financial stability as a whole.

Therefore, prudential supervisors should consider, to the extent that information is available, the AML/CFT risks within the SREP and cooperate with the supervisors responsible for ensuring compliance with AML/CFT requirements.

Institutions must have policies, controls and procedures to effectively mitigate and manage money laundering and terrorist financing risks. Therefore, AML/CFT supervisors are responsible for monitoring banks’ compliance with these requirements. In addition, AML/CFT supervisors are also required to conduct their own AML/CFT risk assessments of the industry as well as individual institutions within the industry.

The relevant supervisory authorities are responsible within the SREP for examining the arrangements, strategies, processes and mechanisms implemented by banks and assessing, inter alia, the risks to which the institution is or may be exposed.

Without duplicating the tasks of AML/CFT supervisors, prudential supervisors should also take into account AML/CFT risk information and other relevant data received from AML/CFT supervisors insofar as they affect compliance with the requirements set out in the CRR2/CRDV Package.

Breaches of governance requirements, discovered by prudential supervisors, may also involve deficiencies in AML/CFT policies, controls and procedures. This may as a consequence, be relevant to AML/CFT supervision. Therefore, cooperation between AML/CFT supervisors and prudential supervisors is crucial

The SREP is thus an example where information from AML/CFT supervision can also be beneficial to prudential supervisors and vice versa.

Therefore, the findings of inspections conducted by AML/CFT supervisors should be incorporated into the SREP, where they relate to requirements assessed by the prudential supervisors in line with the CRR2/CRDV package.

In the meantime, where the SREP assessment of business models, operational risk, credit risk, liquidity and funding, and internal governance and bank-wide controls reveal information about banks’ exposure to AML/CFT risk, the relevant information should be shared with AML/CFT supervisors. This includes the imposition of AML/CFT supervisory measures or sanctions when relevant.

In addition, the competent authorities must notify the EBA and the relevant AML/CFT supervisory authorities where their supervisory review gives the competent authorities reasonable grounds to suspect that, in the context of that institution:

  • Money laundering or terrorist financing is or has been committed or attempted.
  • Or there is an increased risk in this regard.

In the event of a potential increase in the risk of money laundering or terrorist financing, the competent authorities and AML/CFT supervisors must consult each other and immediately notify their joint assessment to the EBA.

4.  Evaluation of internal governance

As part of the overall assessment, the competent authorities should determine whether the governance framework of an institution is sufficiently adequate given its nature and complexity.

In this context, the objective of the guideline is to align the governance assessment criteria with the requirements set out in the CRDV, the EBA guidelines on internal governance, remuneration, outsourcing arrangements, assessment of the suitability of members of the management body, suitability of key function holders and financial disclosure requirements.

The competent authorities should take into account new key aspects such as diversity policy, non-discrimination policy (including gender neutrality) and code of conduct when reviewing the internal governance framework of the institutions.

In order to better define the scope of controls, the guideline has also been amended to ensure that competent authorities include significant changes to products, systems and processes in the assessment of the approval process for new products.

5.  Changes in the framework for conducting stress tests

There have been significant changes in supervisory expectations on the framework for bank stress tests, notably with the introduction of the revised EBA guideline on bank stress tests.

This new SREP guideline aims to provide additional clarification on issues such as proportionality and the assessment of the adequacy of stress test programs, their scenarios and assumptions. In addition, the text has been streamlined to avoid repetition and overlap with other existing guidelines.

6.  the Capital Risk Assessment Framework

With regard to capital risks, the SREP guideline has been amended to include recent regulatory developments. In addition, to facilitate supervisors’ risks assessment, the scope of each risk category has been clearly defined by providing details on the sub-categories of risks to be considered and the risk rating guidance tables have been updated for all risk categories to introduce additional details for scores 3 and 4.

6.1.   The credit risk assessment framework

The credit risk assessment framework has been adapted to take into account the expectations set out in the guidelines on loan origination and on the management of the stock of non-performing loans.

It was important to clarify the interaction between the SREP and the provisions in these guidelines to ensure overall consistency.

6.2.   The Operational Risk Assessment Framework

The operational risk expectations have been updated to identify appropriate assessment criteria while taking into account the latest key regulatory developments arising from the Information and Communication Technology and IT Security Risk Management Guidelines.

6.3.   The framework for assessing interest rate risk in the banking book

The expectations for interest rate risk in the banking book now include credit spread risk in the banking book (CSRBB). The latter has been identified as a separate risk category that the competent authorities must take into account while making their assessment.

Among other things, the SREP guideline incorporates the opportunity for banks to use standardised methodologies to calculate the impact on the net interest margin and the economic value of equity resulting from a change in interest rates.

7.  Liquidity and funding risk assessment

Clarifications and references to the relevant legal provisions on LCR and NSFR have been added. In addition, in order to facilitate the work of the competent authorities, clearer expectations for the liquidity and funding risk management framework of banks have been defined in relation to their internal limits on:

  • Concentration of liquid assets.
  • Currency mismatches.
  • The concentration of outflows deadlines.
  • Concentration of funding sources and products.

8.  Determining P2R Requirements

As a bank may face risks that are not covered or not fully covered by the capital requirements set out in the solvency ratio, the SREP guideline now includes details on determining the amount and composition of P2R needed to cover these risks.

This guideline aims to align with the requirements of the CRDV. This includes the requirement for P2R requirements to be institution-specific in a micro prudential sense without taking into account macro prudential factors.  The CRDV also requires that the minimum composition of capital be defined with the possibility of requiring a higher quality of capital in certain bank-specific circumstances.

The guidance also provides clarification on the application of the risk-based approach to P2R determination, the use of ICAAP in risk identification and assessment, and the quantification of P2R.

This will include ensuring that ICAAP is recognized as an important risk management tool for banks that is always taken into account at least in the identification and assessment of risks. However, ICAAP calculations submitted by banks do not always provide a sufficiently reliable basis for determining P2R. Thus, competent authorities should consider the consistency of results across banks, using relevant supervisory benchmarks and other available information.

9.  Assessment of excessive leverage risk

With the entry into force of the Pillar 1 leverage ratio requirement and the clear separation of the leverage ratio from the risk-based solvency ratio, competent authorities are expected to assess the risk posed by the bank’s leverage on its own funds separately from other types of risk. The guideline aims to define the criteria on which competent authorities should base their assessment.

In addition, to promote comparability and a level playing field among banks, as well as to facilitate supervisory assessment, clarification on the determination of the level and composition of additional capital to address excessive leverage risk has been included. In this context, it was particularly important to clarify the treatment of exposures excluded from the calculation of the leverage ratio.

The purpose of the clarifications in this guideline is to avoid a total switch of exclusions granted by CRR2 to Pillar 2. At the same time, it will ensure that the significant risks of each bank are adequately addressed by capital.

The guideline thus introduces the concepts of P2R-LR and P2G-LR, which are respectively the additional capital requirements and the additional capital recommendations specifically for excessive leverage risk.

10. Communication of P2R requirements

The CRDV sets out extensive requirements for the responsibility of supervisors to justify their decisions on the quantity and composition of P2R. It was therefore necessary to clarify the scope of the required communication on SREP results to banks.

The decision on the quantity and quality of capital instruments and the related justifications must be provided separately for P2R-LR and for P2R based on risks other than excessive leverage risk.

11. P2G Implementation Methodology

The methodology for defining P2G has been modified to align it with the  CRDV. The guideline aims to ensure greater consistency in supervisory practices by identifying a number of factors that must be taken into account when defining P2G. Competent authorities will be able to classify banks into several categories with different P2G levels depending on the outcome of the adverse stress test scenario considered. In this way, errors in the estimation of P2G can be avoided.

Similarly, flexibility is given to competent authorities to apply certain adjustments to reflect both the limitations of the stress tests and the specific circumstances of individual institutions.

Finally, it was also necessary to introduce a separate P2G-LR determination on the leverage ratio to align with the requirements introduced in the CRDV.

12. References

https://www.eba.europa.eu/sites/default/documents/files/document_library/Publications/Consultations/2021/Consultation%20on%20revised%20draft%20Guidelines%20on%20common%20procedures%20and%20methodologies%20for%20the%20supervisory%20review%20and%20evaluation%20process%20%28SREP%29%20and%20supervisory%20stress%20testing/1015893/Consultation%20Paper%20on%20Revised%20SREP%20Guidelines.pdf

Abreviations and glossary

EBA: European Banking Authority

SREP: Supervisory Review Evaluation Process

P2R: Pillar 2 request

P2G: Pillar 2 Guidance[:]

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