1. Les principes de l’exercice de Benchmarking des modèles internes
1.1. Une initiative de l’EBA s’inscrivant dans le cadre de la CRD IV
La CRD IV impose aux autorités compétentes de procéder à une évaluation annuelle de la qualité des modèles internes utilisés par les banques pour le calcul des exigences de fonds propres.
L’EBA a mis en place des analyses comparatives, dites « EBA Internal Model benchmarking exercice » pour aider les autorités compétentes dans cette évaluation. L’EBA calcule et distribue des valeurs de référence par rapport auxquelles les paramètres de risque de chaque établissement peuvent être comparés. Ces valeurs de référence sont basées sur les données soumises par les établissements qui incluent les informations sur les portefeuilles, les modèles ainsi que les définitions d’analyses comparatives à utiliser dans le cadre des exercices annuels de benchmarking.
1.2. Un exercice de benchmarking prudentiel de L’EBA avec trois objectifs majeurs
Le premier objectif porte sur l’évaluation prudentielle de la qualité des modèles internes.
Le second objectif est de fournir un outil puissant pour expliquer et surveiller la variabilité des RWA dans le temps et les implications qui en résultent pour les ratios prudentiels. Dans ce rôle, le benchmarking exercice a été à l’origine, entre autres, de l’élaboration des guidelines de L’EBA sur l’estimation de PD et de LGD et le traitement des actifs en défaut, publiées le 17 novembre 2017.
Le troisième objectif porte sur l’utilisation des résultats du benchmarking. En effet, ces derniers fournissent aux banques des informations précieuses sur leur évaluation des risques par rapport à d’autres banques de la place ayant des portefeuilles comparables.
L’atteinte de ces trois objectifs est dépendante de la disponibilité des informations sur le niveau de conservatisme, incorporé dans les estimations des paramètres de risque ou dans les RWA. En particulier, il sera possible d’analyser la part de variabilité qui en découle.
2. Les évolutions prévues dans le cadre du risque de marché pour l’exercice 2022
2.1. Inclusion des données basées sur les sensibilités nécessaires à la FRTB
2.1.1. Un besoin de préparer le cadre de reporting sur la FRTB conformément à la CRR2
L’EBA inclut la collecte de données de sensibilités. Cette étape est considérée comme une étape naturelle vers la mise en œuvre complète de la FRTB dans l’UE.
Ainsi des templates supplémentaires demandant des informations relatives à la méthode basée sur les sensibilités (SBM) de l’approche standard alternative (ASA) FRTB sont introduits. Bien que le cadre de risque de marché actuellement applicable et les exigences de reporting existantes qui y sont liées resteront inchangés dans un proche avenir, la CRR2 a introduit une obligation de reporting sur la FRTB. La FRTB n’est cependant pas encore contraignante en termes d’exigences de fonds propres. La première date de reporting réglementaire sur la FRTB a été fixée au 30 Septembre 2021 par la commission Européenne.
2.1.2. Des évolutions graduelles du cadre de benchmarking sur le risque de marché en cohérence avec l’entrée en vigueur progressive des exigences FRTB
L’ITS de l’EBA sur les exigences de reporting sur le risque de marché s’appliquera à partir du 1er septembre 2021. Dans cet ITS, l’EBA a adopté une approche progressive étant donnée la nécessité d’adopter une approche proportionnée des exigences de reporting FRTB. En effet, les établissements continueront également d’être soumis au cadre de gestion des risques de marché actuel (non FRTB) et les exigences de reporting associées. Il ne faudrait donc pas alourdir de manière trop considérable les exigences réglementaires associées au risque de marché.
Suivant cette approche graduelle, cet exercice de benchmarking comprend une extension des templates de risque de marché in ligne avec l’approche standard alternative (ASA) FRTB. Sensible au risque, cette approche est conçue et calibrée pour servir de solution de repli crédible à l’approche du modèle interne au cas où les résultats des tests d’utilisation du modèle internes étaient insatisfaisants.
En cohérence avec une approche graduée, les deux autres éléments de l’ASA que sont le DRC et le RRAO seront inclus dans les exercices de benchmarking ultérieurs.
2.1.3. Des nouveaux templates de benchmarking pour challenger les niveaux de fonds propres issus de l’ASA, solution de repli en cas de modèles internes insatisfaisants
Les templates proposés pour la collecte de données de sensibilité pour l’approche basée sur les sensibilités sont alignés sur la définition réglementaire des facteurs de risque pertinents de l’ASA et ne demanderont que les informations requises dans le cadre du calcul de l’ASA de manière claire et concise. Les informations demandées dans ces templates aideront les autorités compétentes à enquêter sur les sources de variabilité potentielle des exigences de fonds propres issues de l’ASA. L’ASA est la solution de repli à l’approche du modèle interne. Ceci pourrait se faire par exemple en réconciliant les facteurs de risque déclarés ou encore en réconciliant les sensibilités calculées.
2.1.4. Une collecte des données de sensibilités ciblée à deux moments précis dans le temps
Il est proposé de collecter des données relatives au SBM à deux moments :
- Le premier moment de collecte concerne la date de référence IMV (Initial Market Value) et comprend le reporting des informations de sensibilité relatives aux facteurs de risque spécifiés dans la SBM au niveau de l’instrument. La collecte faisant référence à la date de référence IMV doit permettre aux autorités compétentes d’effectuer une analyse précoce de la qualité des données de sensibilité et de soutenir l’évaluation des soumissions IMV faits par les établissements.
- Le deuxième moment de collecte fait référence au dernier jour de la période de mesure du risque. Cette période est en général de deux semaines dans le cadre de l’exercice de benchmarking. Il est proposé de collecter à la fois les données de sensibilité au niveau des combinaisons entre les instruments et les portefeuilles et les données d’exigences de fonds propres au niveau du portefeuille.
2.2. DES MISES À JOUR MINEURES apportées À LA LISTE DES INSTRUMENTS financiers
La structure globale des portefeuilles, telle qu’exigée lors des exercices précédents n’est pas modifiée. Quelques modifications mineures sont toutefois à noter :
- Un certain nombre d’instruments, qui après trois exercices (2019-2021), étaient arrivés à maturité. Par conséquent, l’ITS 2022 remplace un certain nombre d’instruments par des instruments comparables avec des maturités plus longues.
- La gamme d’instruments et de portefeuilles a été légèrement élargie, afin d’inclure les obligations souveraines datées et les instruments CDS.
- La structure du portefeuille a été simplifiée en fixant à 1, le nombre d’instruments dans un portefeuille donné et en modifiant les définitions des instruments pour inclure les informations sur la quantité.
2.3. Un besoin d’harmoniser le cadre de comptabilisation des instruments financiers afin d’améliorer la justification de la variabilité des RWA
Afin de simplifier l’utilisation des différentes terminologies utilisées pour le traitement des instruments, l’utilisation d’un langage standard, indistinctement du format réel choisi, peut être appliquée aux instruments de l’exercice de benchmarking. Ceci permettra de :
- Mieux définir les instruments de manière très granulaire.
- Réduire l’ambiguïté autour de la spécification des instruments.
La réduction de l’ambiguïté autour de la comptabilisation des instruments conduira mécaniquement à une réduction de la variabilité en sortie de modèles. En effet, cette variabilité dépendra désormais principalement des différences réelles du modèle, et non plus de l’interprétation sur les modalités de comptabilisation des différents instruments.
3. Les évolutions prévues dans le cadre du risque de crédit pour l’exercice 2022
3.1. Modifications proposées à des fins de transparence sur le niveau de prudence inclus dans les estimations des paramètres de risque
3.1.1. les objectifs de l’exercice de benchmarking IRB
Le benchmarking IRB a pour objectif de révéler une variabilité injustifiée des estimations des paramètres de risque (PD, LGD, CCF) et RWA à travers l’approche IRB.
Il se trouve qu’une partie importante de la variabilité observée est due aux différents niveaux de prudence que les établissements intègrent dans les estimations des paramètres de risque ou le calcul des RWA. Cette prise en compte des marges de prudences dans les modèles est cohérente avec les exigences de la CRR.
En effet, selon la CRR, il est nécessaire d’ajouter aux estimations des banques, une marge de prudence liée à la fourchette attendue d’erreurs d’estimation. Lorsque les méthodes et les données sont jugées moins satisfaisantes, la marge d’erreurs attendue est plus large. Ceci entraine inévitablement une marge de prudence plus grande.
Ce projet d’ITS propose donc de collecter des informations à cet égard.
3.1.2. Clarification des exigences de reporting sur la MOC
La guideline EBA sur la PD et la LGD a introduit un cadre pour l’estimation de la MoC. Cette dernière s’applique aux portefeuilles HDP IRB à partir du 1er janvier 2022 et aux portefeuilles LDP IRB à partir du 1er janvier 2024. Ainsi, les informations sur la MoC incluses dans les estimations des paramètres de risque des portefeuilles HDP doivent être collectées à partir de l’exercice de benchmarking 2022, sur la base des données au 31 décembre 2021.
La collecte des informations sur la MoC sera volontaire pour les portefeuilles LDP jusqu’au 31décembre 2023.
3.1.3. Une collecte des données visant à améliorer la justification de la variabilité des RWA entre les banques
La collecte de données permettra de justifier la variabilité observée sur les estimations de risque utilisées pour le calcul des RWA et la variabilité observée sur les paramètres de risque net de marge de conservatisme et net des planchers de conservatisme issus des mesures de supervision ou de la réglementation.
Par ailleurs, il y a une hétérogénéité des pratiques de supervision en matière de conservatisme. En effet, certains superviseurs préfèrent prescrire des marges de conservatisme directement sur les niveaux de fonds propres et non pas sur les estimations des paramètres de risque ou aux RWA. Afin de capter toutes les sources de marges de conservatisme, des informations sur les RWA ou les add-ons de capital potentiellement existants sont également collectées. Il pourrait cependant être envisagé de collecter ces informations uniquement pour des portefeuilles de benchmarking spécifiques pour des raisons de simplicité de mise en œuvre.
3.1.4. De nouvelles informations demandées dans les templates de l’exercice de Benchmarking
De nouvelles colonnes ont été ajoutées aux templates benchmarking, pour collecter des informations sur les paramètres de risque pris en compte dans le calcul des RWA. Ces derniers dépendent d’un des éléments suivants :
- Les planchers ou de multiplicateurs de conservatisme imposés par les équipes de supervision prudentielle.
- La composante MoC incorporée dans les estimations internes propres aux banques.
Étant donné que le CCF n’a pas été au centre de l’exercice benchmarking, les informations sur les MoC relatives au CCF ne sont pas collectées.
Des colonnes supplémentaires ont été également ajoutées aux templates afin de collecter des informations sur les add-ons de capital prescrites par les autorités de supervision suite aux lacunes dans l’approche IRB et qui ne sont pas reflétées dans les estimations des paramètres de risque analysées lors de l’exercice de benchmarking. Ces informations sur les add-ons de capital seront demandées au niveau global en raison des difficultés opérationnelles de repartir ces add-ons par sous-portefeuilles.
3.1.5. Une collecte d’information sur le conservatisme ciblée au niveau des portefeuilles par souci de pragmatisme
L’avantage de collecter les informations sur le conservatisme au niveau de granularité des portefeuilles de benchmarking repose sur la simplicité de l’analyse associée. Par exemple, l’analyse des écarts avec et sans conservatisme révélera plus facilement, à ce niveau de granularité, des valeurs aberrantes dues à la variabilité du conservatisme.
La principale complexité dans le traitement des informations nouvellement ajoutées réside dans leur nature agrégée, car les établissements devront agréger les paramètres de risque avec et sans prudence et ainsi calculer plusieurs fois les fonds propres réglementaires pour les portefeuilles de benchmarking considérés.
3.2. Des changements mineurs apportés aux templates IRB
Il est proposé de créer les portefeuilles supplémentaires suivants :
- 4 portefeuilles pour la classe d’exposition sur les sociétés non financières et sur les autres sociétés financières.
- 2 portefeuilles pour la classe d’expositions sur les sociétés non financières.
- 4 portefeuilles pour la classe d’expositions sur les établissements de crédit et sur les souverains.
- 4 portefeuilles pour la classe d’expositions sur les établissements de crédit et sur les souverains.
Il est à noter une augmentation significative de l’utilisation du principe de substitution des pondérations de risque en raison des garanties publiques dans la crise COVID. Ainsi, les portefeuilles pour lesquels la substitution des pondérations de risque est appliquée de telle sorte que l’exposition à risque après prise en compte des garanties et les RWA soient à zéro ou en blanc doivent être déclarés dans un template dédié.
Ceci facilitera une meilleure transparence sur les taux de défaut qui pourraient être biaisés dans les années à venir en raison des garanties publiques.
4. Les évolutions prévues dans le cadre des templates IFRS9 pour l’exercice 2022
4.1. Des templates sur la PD IFRS9 inclus dès 2021 dans l’exercice de Benchmarking
Conformément aux communications de L’EBA relatives au suivi de la mise en œuvre effective d’IFRS 9 dans l’UE, un nouvel ensemble de templates liés aux paramètres risques d’IFRS 9 a été intégrés dans l’exercice de benchmarking 2021.
Sur la base de l’approche échelonnée développée dans la feuille de route IFRS 9, ces templates pour l’exercice 2021 s’étaient concentrés sur la collecte des paramètres PD (y compris les métriques liées à l’augmentation significative du risque de crédit).
4.2. Un élargissement des templates pour la collecte des ECL IFRS9 pour l’exercice benchmarking 2022
4.2.1. Objectif des nouveaux templates
Le principal objectif de l’ensemble actuel de templates est de collecter des données quantitatives sur les paramètres ECL d’IFRS 9 et d’autres informations pertinentes susceptibles d’entraîner des incohérences significatives dans les résultats de l’ECL, affectant, de fait, les fonds propres et les ratios réglementaires.
Il s’agira également pour les banques de remplir un questionnaire qualitatif en complément.
Toutes ces informations collectées permettront d’avoir une bonne compréhension des différentes méthodologies, modèles, données d’entrées et scénarios utilisés dans le cadre d’IFRS9.
4.2.2. Des nouveaux templates afin de mieux challenger la LGD IFRS9 et améliorer la comparabilité entre les banques
Les nouveaux templates sont principalement liés au paramètre de risque LGD.
La collecte de données LGD est étendue de manière à garantir la comparabilité entre les établissements. En effet, si les PD pour les mêmes débiteurs sont directement comparables en ce qui concerne le même risque de défaut, il n’en est pas de même pour la LGD, car les caractéristiques de l’exposition (par exemple l’existence d’un collatéral ou d’une garantie) pourraient conduire à des valeurs différentes pour le même débiteur.
Par conséquent, la collecte de données est basée sur la logique de « LGD hypothétique ». Contrairement aux valeurs de PD qui ne reposent que sur des paramètres effectivement attribués par les établissements (et donc uniquement pour les débiteurs pour lesquels l’établissement a une exposition à leur égard), la LGD hypothétique peut différer des paramètres effectivement utilisés dans le calcul de l’ECL.
En pratique, les valeurs hypothétiques de LGD sont les valeurs de LGD qui seraient appliquées en considérant que l’exposition envers la contrepartie était senior et non garantie et sans clause de nantissement négatif en place. Ce concept est utilisé pour la :
- LGD IFRS 9 non-garantie à 12mois (hypothétique).
- LGD IRB Non garantie et sans MoC (hypothétique). Cette dernière est définie sur la base des estimations hypothétiques de la perte en cas de défaut qui seraient appliquées par l’établissement à la contrepartie, sans :
- Aucune marge du conservatisme (MoC).
- Aucun plancher réglementaire.
- Aucun ajustement à la baisse.
- Aucun add-ons des autorités de supervision.
- Aucune autre mesure ou ajustement conservateur, à l’exception de ceux qui sont retenus aux fins de l’estimation de la LGD à 12 mois d’IFRS 9.
5. Références
Abbréviations et glossaire
EBA: European Banking Authority
MOC: Margin of Conservatism
LGD: Loss Given Default
PD: Probability of Default
CCF: credit Conversion factor
HDP: High Default Portfolio
LDP: Low Default Portfolio
IRB: Internal Rating Based
IMV: Initial Market Valuation
ASA: Alternative Standard Approach
SBM: Sensitivity Based Method
DRC: default risk charge
RRAO: the residual risk add-on
RM: Risk Measure
FRTB: Fundamental Review of Trading Book
ECL: Expected Credit Loss[:en]
1. The principles of the Internal MODEL Benchmarking exercise
1.1. An EBA initiative in the context of the CRDIV
CRD IV requires competent authorities to conduct an annual assessment of the quality of internal models used by banks to calculate capital requirements.
EBA has set up the “EBA Internal Model benchmarking exercise” to assist the competent authorities in this assessment. EBA calculates and distributes benchmarks against which the risk parameters of each institution can be compared. The points of reference are based on data submitted by the institutions, which include portfolio and model information as well as standard definitions to be used in the annual exercises.
1.2. EBA prudential benchmarking exercise with three maIN objectives
The first objective concerns the prudential assessment of the quality of internal models.
The second objective is to provide a powerful tool to explain and monitor the variability of RWAs over time and the resulting implications for prudential ratios. As such, the benchmarking exercise has led to the development of the EBA guidelines on the estimation of PD, LGD and the treatment of defaulted assets, published on 17 November 2017.
The third objective is the use of the results. Benchmarks provide banks with valuable information on their risk assessment in relation to other banks with comparable portfolios.
The achievement of these three objectives is dependent on the availability of information about the level of conservatism incorporated in the estimates of risk parameters or in the RWAs. In particular, it will be possible to analyse the amount of variability that arises from this.
2. Planned developments in the market risk framework IN 2022
2.1. Inclusion of sensitivities data required IN the FRTB alternative standard approach
2.1.1. THE need to prepare the FRTB reporting framework in accordance with CRR2
EBA includes the collection of sensitivities data. This is seen as a natural step towards full implementation of the FRTB in the EU.
Thus, additional templates requesting information on the sensitivity-based method (SBM) of the FRTB alternative standard approach (ASA) are introduced. Although the currently applicable market risk framework and related existing reporting requirements will remain unchanged for the foreseeable future, CRR2 has already introduced a reporting obligation on FRTB. However, the FRTB is not yet mandatory for capital requirements. The European Commission has set 30 September 2021 as the first FRTB regulatory reporting reference date.
2.1.2. Gradual changes to the market risk benchmarking framework in line with the phasing-in of FRTB requirements
The EBA ITS on market risk reporting requirements will apply from 1 September 2021. In this ITS, EBA has adopted a phased approach given the need for adjustment to FRTB reporting requirements. In fact, institutions will also continue to be subject to the current (non-FRTB) market risk management framework and associated reporting requirements. The regulatory requirements associated with market risk should not therefore be overly burdensome.
Following this gradual approach, the benchmarking exercise includes an extension of the market risk templates in line with the FRTB Alternative Standard Approach (ASA). This risk-sensitive approach is designed and calibrated to serve as a credible fall back to the internal model approach where the test results related to internal model use are unsatisfactory.
In line with a gradual approach, the other two elements of the ASA, the DRC and the RRAO, will be included in the subsequent benchmarking exercises.
2.1.3. New benchmarking templates to challenge the capital levels derived from the ASA as a fall back solution in case of unsatisfactory internal models
The proposed templates for the collection of sensitivities data for the SBM approach are aligned with the regulatory definition of the relevant risk factors in the ASA and will only request the information required in the ASA calculation in a clear and concise manner. The information requested in these templates will assist the competent authorities in investigating sources of potential variability in capital requirements arising from the ASA. The ASA is the fall back to the internal model approach. This could be done for example by reconciling the reported risk factors with the calculated sensitivities.
2.1.4. Targeted collection of sensitivity data at two specific points in time
It is proposed to collect SBM data at two points in time:
- The first collection point is the IMV (Initial Market Value) reference date and includes the reporting of sensitivity information relating to the risk factors specified in the SBM at the instrument level. The collection with reference to the IMV reference date should allow competent authorities to perform an early analysis of the quality of sensitivities data and support the assessment of IMV submissions made by institutions.
- The second collection point refers to the last day of the risk measurement period which lasts typically two weeks in the benchmarking exercise. It is proposed to collect both sensitivity data at the instrument/portfolio level and capital requirement data at the portfolio level.
2.2. minor updates to the list of financial instruments
The overall structure of the portfolios, as required in prior years, has not changed. However, there are some minor changes:
- A number of instruments, had reached maturity after three financial years (2019-2021). Therefore, the ITS 2022 replaces a number of instruments with comparable instruments of longer maturity.
- The range of instruments and portfolios has been slightly expanded to include dated sovereign bonds and CDS instruments.
- The portfolio structure has been simplified by setting the number of instruments in a given portfolio to one and by modifying the instrument definitions to include quantity information.
2.3. A need to harmonise the accounting framework for financial instruments in order to improve the justification of the variability of RWA
In order to simplify the use of the different terminologies used in the processing of instruments, the use of a standard language regardless of chosen format, can be applied to the instruments of the benchmarking exercise. This will allow:
- A better definition of the instruments in a granular way.
- A reduction of the ambiguity around the specification of instruments.
The reduction of ambiguity around the recognition of instruments will lead mechanically to a reduction in the variability of model outputs. In particular, this variability will henceforth depend mainly on the real differences in model rather than interpretation of the accounting methods for the various instruments.
3. Planned developments in the credit risk framework for 2022 exercice
3.1. Proposed changes for transparency on the level of conservatism included in the risk parameter estimates
3.1.1. the objectives of the irb benchmarking exercise
IRB benchmarking aims to reveal unwarranted variability in the estimates of risk parameters (PD, LGD, CCF) and related IRB RWAs.
It appears that a significant part of the observed variability is due to the different levels of conservatism that institutions incorporate in the estimates of risk parameters or the calculation of RWAs. The inclusion of a margin of conservatism in the models is consistent with the requirements of the CRR.
More specifically, according to the CRR, it is necessary to add a margin of conservatism linked to the expected range of estimation errors to the banks’ estimates. When the methods and data are deemed less satisfactory, the expected margin of error is wider. This inevitably leads to a larger margin of conservatism.
This ITS draft therefore proposes to collect information in this regard.
3.1.2. Clarification of reporting requirements on Margin of conservatism
The EBA guideline on PD and LGD introduced a framework for estimating the MoC. The latter applies to HDP IRB portfolios from 1 January 2022 and to LDP IRB portfolios from 1 January 2024. Thus, the information on MoC included in the estimates of the risk parameters of the HDP portfolios must be collected based on data as at 31 December 2021 from the 2022 benchmarking exercise onwards,.
The collection of MoC information will be voluntary for LDP portfolios until 31 December 2023.
3.1.3. Data collection to improve the justification of the variability of RWAs between banks
The data collection will help justify the variability observed in the risk estimates used to calculate RWAs and the variability observed in the risk parameters without any margin of conservatism as well as without any conservative floors resulting from supervisory or regulatory measures.
Furthermore, there are divergent supervisory practices regarding conservatism. In particular, some supervisors prefer to prescribe supervisory add –on directly on capital levels rather than risk parameter estimates or RWAs. In order to capture all sources of conservatism, information on potentially existing RWAs or capital add-ons is also collected. However, it may be this information collection is only for specific benchmark portfolios for reasons of simplicity of implementation.
3.1.4. New information requested in the Benchmark templates
New columns have been added to the benchmark templates to collect information on the risk parameters taken into account in the calculation of RWAs. These depend on one of the following elements:
- Conservative floors or multipliers imposed by prudential supervision teams.
- The MoC component incorporated in the banks internal estimates.
As the CCF was not the main focus of the benchmarking exercise, information on CCF MoCs is not collected.
Additional columns have also been added to the templates in order to collect information on capital add-ons prescribed by supervisory authorities. This is as a result of shortcomings in the IRB approach and which are not reflected in the risk parameter estimates analysed in the benchmarking exercise. This information on capital add-ons will be requested at a global level due to the operational difficulties of allocating these add-ons by sub-portfolio.
3.1.5. Collection of information on conservatism targeted at the portfolio level for pragmatic reasons
The advantage of collecting prudential information at a granular level of benchmark portfolios lies in the simplicity of the associated analysis. For example, the analysis of variance with and without conservatism will reveal outliers more easily due to variability at this level of granularity.
The main complexity in dealing with the newly added information lies in its aggregated nature, as institutions will have to aggregate risk parameters with and without conservatism and thus calculate regulatory capital several times for the relevant benchmark portfolios.
3.2. Minor changes to IRB templates
The creation of the following additional portfolios is proposed:
- Four portfolios for the non-financial companies and other financial companies exposure class.
- Two portfolios for the non-financial corporate exposure class.
- Four portfolios for the credit institution and sovereign exposure class.
- Four portfolios for the credit institution and sovereign exposure class.
There has been a significant increase in the use of the risk weight substitution principle due to government guarantees during the COVID crisis. Portfolios for which risk weight substitution is applied so that the exposure at risk after taking into account guarantees and RWAs are zero or blank must be reported in a dedicated template.
This will facilitate better transparency on default rates which may be biased in the coming years due to governmental guarantees.
4. Developments under the IFRS9 templates for 2022 exercice
4.1. IFRS9 PD templates included in the Benchmarking exercise from 2021
In line with the EBA communications on monitoring the effective implementation of IFRS 9 in the EU, a new set of templates related to the risk parameters of IFRS 9 have been included in the 2021 benchmarking exercise.
Based on the phased approach developed in the IFRS 9 roadmap, these templates for the 2021 financial year focused on the collection of PD metrics (including metrics related to the significant increase in credit risk).
4.2. An extension of the templates for the collection of IFRS9 ECLs for the 2022 benchmarking exercise
4.2.1. Purpose of the new templates
The main objective of the current set of templates is to collect quantitative data on IFRS 9 ECL parameters and other relevant information that may lead to significant inconsistencies in ECL results, thereby affecting regulatory capital and ratios.
Banks will also be asked to complete a complementary qualitative questionnaire.
All the information collected will provide a good understanding of the different methodologies, models, inputs and scenarios used under the IFRS9 framework.
4.2.2. New templates to improve the challenge of the IFRS9 LGD and improve comparability between banks
The new templates are mainly related to the LGD risk parameter.
The collection of LGD data is extended to ensure comparability across institutions. In particular, while PDs for the same debtors are directly comparable with respect to the same default risk, the same is not true for LGD, as the characteristics of the exposure (e.g. the existence of collateral or a guarantee) could lead to different values for the same debtor.
Accordingly, the data collection is based on the logic of “hypothetical LGD”. Unlike PD values, which are based only on parameters actually assigned by institutions (and thus only for debtors for whom the institution incurs an exposure), the hypothetical LGD may differ from the parameters actually used in the ECL calculation.
In practice, the hypothetical LGD values are those that would be applied assuming that the exposure to the counterparty was senior exposure and unsecured and without a negative collateral clause in place. This concept is used for :
- LGD IFRS 9 not guaranteed at 12 months (hypothetical).
- LGD IRB Unsecured and without MoC (hypothetical). The latter is defined on the basis of hypothetical estimates of LGD that would be applied by the institution to the counterparty, without any:
- margin of conservatism (MoC).
- regulatory floor.
- downward adjustment.
- add-ons from supervisory authorities.
- other conservative measures or adjustments, except those used for the IFRS 9 12-month LGD estimate.
5. References
Abbreviations and glossary
EBA: European Banking Authority
MoC: Margin of Conservatism
LGD: Loss Given Default
PD: Probability of Default
CCF: credit conversion factor
HDP: High Default Portfolio
LDP: Low Default Portfolio
IRB: Internal Rating Based
IMV: Initial Market Valuation
ASA: Alternative Standard Approach
SBM: Sensitivity Based Method
DRC: default risk charge
RRAO: the residual risk add-on
RM: Risk Measure
FRTB: Fundamental Review of Trading Book
ECL: Expected Credit Loss[:]
